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Succès pour les élèves du collège à la demi-finale du Prix Sainte-Beuve !

Par FANNY LIONETPublié le 28 mars 2015 à 17:51 ♦ Mis à jour le 06 avr. 2015 à 12:49

Ce vendredi 13 février, au Collège Albert Schweitzer de La Bassée,  s’est déroulée la demi-finale du Prix Sainte-Beuve, prix dédié à la lecture et à la critique littéraire.

 

Au Collège des Flandres d’Hazebrouck, vingt-cinq élèves ont participé à cette journée placée sous le signe de l’échange littéraire.

 

Après avoir rencontré le matin Anne  Vantal, auteur de l’un des titres en lice, Hugo Pradelle, critique à la Quinzaine littéraire, et Anne Mauberet, comédienne, pour une discussion sur la lecture et l’écriture, ils ont assisté l’après-midi aux « joutes » entre les orateurs de trois collèges, qui défendaient leur livre préféré à l’oral.

 

« C’était une expérience enrichissante, qui permet de prendre confiance en soi. On a pu partager notre plaisir de lecture avec les autres, débattre sur les métiers liés à la lecture et à l’écriture », retient l’une d’entre eux.

 

La finaliste, Laurianne Douay, accompagnée de ses deux suppléantes Déborah Debril et Célia Pronier représentera le Collège des Flandres à la finale régionale qui aura lieu à Aire-sur-la-Lys le 7 avril.

Les 6èmes visitent le Musée des Augustins et la Bibliothèque municipale

Par FANNY LIONETPublié le 15 mars 2015 à 11:17 ♦ Mis à jour le 15 mars 2015 à 11:33

Tout au long du mois de décembre, les classes de 6èmes ont découvert deux piliers culturels de la ville d'Hazebrouck : le Musée des Augustins et la Bibliothèque municipale.

 

Accompagnés de leurs enseignants d'arts plastiques, de français et de leur enseignante documentaliste, les élèves ont eu une demi-journée chargée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la bibliothèque, la responsable du lieu, Madame Clier, et toute son équipe, ont accueilli les collégiens pour leur faire découvrir le lieu, ses missions et son fonctionnement. Une façon également de mettre en perspective l'enseignement qu'ils suivent au CDI, et de transposer ce qu'ils ont appris à un autre centre de ressources.

 

 

 

Au Musée, ils ont été accueilli par Madame Cocq et son équipe. Madame Cocq leur a offert une visite et leur a permis d'aborder des notions de musélogie, le statut de l'objet dans le musée et dans les oeuvres. En complément, en compagnie de leur enseignant d'arts plastiques, ils ont étudié diverses oeuvres choisies et se sont entraînés au croquis de leur oeuvre préférée.

 

 

 

Ils ont aussi analysé avec leur enseignante de français des oeuvres dont la thématique est au programme : la mythologie. Le musée expose en effet des tableaux mettant en scène des figures mythologiques : Cornelis de Vos (1584-1630) : Vertumne et Pomone, Pierre-Paul Rubens et Jan Wildens : Pan et Syrinx.

 

Célébration des 25 ans de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant avec Amnesty International

Par FANNY LIONETPublié le 10 mars 2015 à 18:04 ♦ Mis à jour le 10 mars 2015 à 18:16

Ce jeudi 20 novembre, 120 élèves de 4e et de 3e du Collège des Flandres ont rencontré Janine Taillé et Chantal Brame, membres d’Amnesty Intenational de la cellule d’Armentières, à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.

Les intervenantes ont d’abord expliqué aux élèves l’histoire d’Amnesty International et les missions que l’association se donne. Elles ont ensuite entamé une discussion avec eux sur les droits de l’enfant et leur état dans le monde, rappelant les différences entre déclaration et convention, signature et ratification d’un texte comme la Convention relative aux droits de l’enfant, née en 1989.

Ce fut l’occasion de reparler du spectacle Le bruit des os qui craquent vu par tous le vendredi précédent à l’Espace Flandres, et d’échanger sur les enfants soldats, thème qui a beaucoup touché les jeunes spectateurs, auteurs d’une exposition sur le sujet. Combattre les idées reçues, s’ouvrir sur le monde et les violations des droits humains, tenter de trouver des solutions : le débat était animé.

Pour conclure, les deux membres d’Amnesty International ont proposé à ceux qui le désiraient d’écrire un message de soutien à un jeune homme de seize ans détenu abusivement et condamné à mort dans son pays. Pour l’anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant, les élèves, déjà sensibilisés, ont fait un pas de plus sur le chemin de l’engagement.

Plongée dans l'univers de Eglal Errera avec les 6èmes du collège des Flandres

Par FANNY LIONETPublié le 10 mars 2015 à 17:52 ♦ Mis à jour le 10 mars 2015 à 17:58

Lundi 17 novembre, les 6èmes de Madame Agnieray ont rencontré Eglal Errera, écrivain sensible et généreuse.

Eglal Errera a conquis les 6e Adjani et les 6e BinocheLa rencontre avec Eglal Errera se pose d'entrée comme originale. Après s'être penchée sur les travaux des élèves, mais aussi sur les dattes, gaufres, fleurs et parfum préparés pour son accueil, Eglal Errera raconte L'odeur du poulet farci*, l'un de ses contes. Puis elle tend son attention vers les questions des élèves. Et, les leur retourne : "avec quoi, d'après vous, demande-t-elle aux élèves, travaille un écrivain ?". Elle est très satisfaite des réponses : la mémoire, l'imagination, la réalité, les sens et les sentiments, qui prouvent que les jeunes lecteurs ont bien compris son univers. Elle complète alors sa vision  et son vécu du métier d'écrivain : "ce que j'aime dans l'écriture, c'est chercher au fond de moi, trouver la juste expression de ce que je veux dire, fabriquer des personnages à partir de gens que j'ai connus".

Car elle en a vécues des expériences. Elle fait alors de ses réponses autant d'histoires qui captent l'intérêt de chacun. "Lorsque j'étais petite fille, à Alexandrie [Eglal Errera a quitté Alexandrie avec ses parents à l'âge de  12 ans], j'adorais déjà écrire. En arrivant en France, je rêvais d'être première en français ! Cela peut vous paraître étonnant, à vous qui baignez dans la littérature, mais pour nous, vous êtes comme des gens qui peuvent ramasser des pépites d'or sur le chemin juste en vous baissant". Elle parle aussi des raisons qui ont poussé ses parents à fuir l’Égypte et fait un parallèle avec les conflits d'aujourd'hui : "vous savez, dit-elle, tous les peuples ont Les travaux des élèves entourent les ouvrages d'Eglal Erreraété des victimes un jour, et des bourreaux un autre jour, tous." Et puis, avec le temps, les réfugiés se sentent de moins en moins étrangers : "ce qui reste d'étranger en eux, en général, c'est un petit plus !". De même, illustrant son propos par un livre que les lecteurs, surtout adultes, trouvent fort et dur car il raconte le deuil de sa mère par une petite fille*, elle explique que la peine peut s'en aller avec le temps, et que d'ailleurs, quand on souffre, il faut écrire, car "voyez-vous, écrire, ça enlève la peine". Voilà donc pour les élèves de belles perspectives de lecture, pour grandir.

* L’odeur du poulet farci et autres contes arabes, Eglal Errera, Ecole des loisirs, coll. Mouche, 1998

*C’est la vie, mes chéris, Eglal Errera, Actes Sud junior - 2005

Une rencontre rare et forte avec Bah Malal

Par FANNY LIONETPublié le 30 oct. 2014 à 11:21 ♦ Mis à jour le 30 oct. 2014 à 11:34

Vendredi 17 octobre, trois classes de 3ème ont rencontré Bah Malal, auteur guinéen résident à la Villa Marguerite Yourcenar.Avec les 3èmes Jeunet

Auteur du roman La veuve violée, Bah Malal est venu parler aux élèves de l'écriture de son livre, de son expérience d'écrivain et de médecin en Guinée. Il est revenu avec eux sur le contexte politique de son pays qui nourrit son œuvre. "Je ne suis pas doué pour l'imagination", leur a-t-il dit, expliquant que son statut de médecin lui permet de rencontrer des victimes du pouvoir qui n'osent pas s'exprimer autrement, tandis que son travail d'écrivain dénonce les exactions commises à l'encontre de ses compatriotes, et en particulier des femmes.

Il a apporté son Avec les 3èmes Kubrick et Mme Fillattémoignage sur les événements récents et tragiques qui se sont déroulés dans son pays : massacres, viols, détentions arbitraires. Aujourd'hui, le pouvoir en place veut taire et effacer ces actes criminels, mais "au moins, le pouvoir ne pourra pas détruire ce livre, celui que vous avez dans la main".

La rencontre a aussi permis d'évoquer de nombreux sujets comme la déformation de l'information sur l'Afrique par les médias, les problèmes ethniques de la Guinée, l'éducation traditionnelle ou occidentale des enfants, mais aussi le bonheur et l'importance de la vie dans son pays.

Avec les 3èmes Gance et Mme AgnierayLes élèves ont ainsi pu approcher la réalité de sujets qu'ils abordent actuellement, puisqu'ils se préparent à la pièce Le bruit des os qui craquent, de Suzanne Lebeau créée au Centre André Malraux, qu'ils lisent Camps Paradis de Jean-Paul Nozière proposé dans le cadre du Prix Sainte-Beuve - deux oeuvres sur les enfants soldats- et qu'ils clôtureront le thème des droits de l'homme et plus particulièrement des droits de l'enfant en recevant une ambassadrice d'Amnesty International pour le vint-cinquième anniversaire de la Convention des droits de l'enfant le 20 novembre.

Monsieur Bah Malal s'est déclaré "très heureux et très fier" de ces rencontres qui ont fait résonner le nom de la Guinée à Hazebrouck. Il a remercié les élèves pour les échanges de cette matinée et les a vivement incités à lire, à écrire "car tout le monde peut le faire", et à continuer de s'ouvrir sur le monde et sur les autres.

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